Comment gérer la comptabilité d’une sage-femme libérale ?

Une sage-femme peut exercer son métier de différentes façons : seul ou en groupe, en libéral ou en tant que salarié. Dans le cas où elle s’installe à son compte, il est primordial de tenir une comptabilité. Cet article contiendra quelques conseils pour bien gérer sa comptabilité en tant que sage-femme sans nuire à son activité.

Prendre en compte les obligations fiscales et comptables

Le plus important afin de bien gérer sa comptabilité seul, sans nuire à son activité est de prendre en compte les obligations comptables et fiscales. Une sage-femme libérale à son compte peut choisir entre deux régimes d’imposition : le régime micro-BNC ou « déclaratif spécial » et le régime de la déclaration contrôlée.

Les obligations comptables

Les sages-femmes encaissant annuellement moins de 72 500 Euros (seuil en vigueur pour 2020) peuvent bénéficier du micro-BNC. Les obligations comptables dans ce régime sont : dispense de comptabilité (enregistrement comptables, comptes annuels etc.) et tenue d’une livre de recette. Le régime de la déclaration contrôlée est destiné aux sages-femmes exerçant son activité en nom propre, et cela en ayant dépassé ou non le plafond permettant de choisir le régime du micro-BNC. Les obligations comptables sont : tenue d’une comptabilité allégée, établissement d’un livre-journal des recettes / dépenses et d’un registre des immobilisations et amortissements, dispense d’annexe comptable.

Les obligations fiscales

Dans le cas du régime du micro-BNC, l’établissement d’une déclaration de résultats tous les ans via l’imprimé n°2065 (soumission à l‘impôt sur les sociétés) ou n°2035 (soumission à l’impôt sur le revenu), le non-assujettissement à la TVA et l’assujettissement à la taxe sur les salaires font partie des obligations fiscales d’une sage-femme libérale. Les obligations fiscales d’une sage-femme libérale dans le cas du régime de la déclaration contrôlée sont l’établissement d’une déclaration de résultats chaque année, le non-assujettissement sur la TVA et l’assujettissement à la taxe sur les salaires.

S’approprier les services d’un professionnel

Les obligations comptables d’une sage-femme libérale dépendent de la structure juridique et du régime fiscal, deux domaines qui peuvent s’avérer ambigus ou compliqués pour certains. C’est pourquoi il est envisageable de faire appel à un expert-comptable. Dans cette option, la sage-femme libérale en question délègue la totalité ou une partie de la gestion de sa comptabilité à un expert. Dans le cas où ce dernier prend en charge l’ensemble du processus comptable, il s’agit d’une externalisation totale. Dans le cas opposé, il s’agit d’une externalisation partielle. Avant d’exécuter sa mission, une lettre de mission contenant le montant des honoraires, les modalités de résiliation etc. doit être signé. Un expert-comptable est une personne compétente dans plusieurs domaines : social, fiscale, juridique, économique etc. Il sera également dans son devoir de réaliser un certain nombre de tâches comptables.