Les petites histoires de Mademoiselle Peggy

Publié par cofidoc le 25 mai 2018

 

Les JNIL sont 2 journées riches en rencontres où l’on côtoie des infirmières libérales de France métropolitaine et des Départements d’Outre-Mer.
Pour cette 5ème édition, une rencontre littéraire était organisée par Bernadette Fabregas, rédactrice en chef du site internet infirmiers.com, avec des infirmières libérales.
L’une d’elles a attirée notre attention :
Peggy d’Hahier.

 

Nous avons pu passer du temps ensemble et discuter de cette vie d’infirmière libérale pas toujours facile, à laquelle elle n’était pas prédestinée et pour laquelle elle témoigne chaque jour. Une façon de dire à ses collègues qu’elles ne sont pas toutes seules.

 

 

 

Rattrapée par son destin d'infirmière

Peggy est issue d’une famille de soignants et de juristes. Son père était anesthésiste réanimateur, il a fait partie de l’équipe fondatrice du SAMU du Val-de-Marne. Ses frère et sœur travaillent aussi dans le milieu médical.
Petite, elle voulait être archéologue,historienne ou journaliste. Finalement, elle s’est dirigée vers des études de droit pendant 4 ans mais a arrêté parce qu’elle n’y trouvait plus sa place.

 

 

C’est sa sœur qui lui a suggéré de devenir infirmière. Elle a révisé son concours dans les tribunes des 24 heures du Mans. Elle l’a eu.
Les études ont été difficiles, les stages aussi mais cela n’a pas empêché cette femme au caractère bien affirmé d’obtenir son diplôme d’infirmière.
Puis la suite logique, le travail à l’hôpital, dans plusieurs services, les urgences, la réa, l’obstétrique qu’elle a adoré.

 

Peggy est une épicurienne, elle n’a pas peur de prendre des décisions, elle aime travailler dans l’urgence. Ne pas savoir ce qu’il va se passer ? Peu lui importe, elle est réactive, compétente et disponible.

"Il faut profiter du moment présent, maintenant, tout de suite."

Elle se souvient du jour où elle a eut le déclic de quitter les services, la hiérarchie et d’ouvrir son cabinet en libéral. Bouleversée par les mots d’une aide soignante envers une femme qui venait d’accoucher de jumeaux dont l’un était trisomique, elle décide de faire de ce jour le dernier à l’hôpital.

 

 

Peggy a créé son cabinet seule comme beaucoup d’autres infirmières. Elle a été épaulée par son mari, Raphaël, qui a choisi de prendre une année sabbatique pour s’occuper de leurs enfants, du quotidien ; ce qui lui a permis de se consacrer à sa passion : le street-art. Il est désormais un artiste reconnu sous le nom de Raf Urban. Elle en parle avec passion :

 

"Ce que j’ai fait au cours de ces dernières années n’aurait pas été possible, sans mon mari qui m’a toujours soutenue et suivie quelques soient mes décisions, sans son amour indéfectible."

 

 

La toute nouvelle infirmière libérale a tout appris seule, a travaillé 7 jours sur 7 pendant de nombreux mois avec toutes les difficultés que cela implique. Ça fait 12 ans maintenant, elle est heureuse.
Elle nous confie ne pas savoir si elle sera infirmière libérale toute sa vie mais une chose est sûre, elle ne retournera jamais à l’hôpital.

 

 

Peggy, une porte-parole humaniste

Dans ce métier, ce ne sont pas les soins qui l’intéressent, plutôt les patients qu’elle rencontre. L'infirmière aime l’idée d’être la porte-parole de ces vies ordinaires, d’en être le témoin et de le partager.

 

 

 

Ses rêves d’enfant sont revenus, la journaliste est devenue blogueuse puis écrivaine. Son livre paru en février 2017, est un ascenseur émotionnel. Elle retranscrit avec bienveillance les morceaux de vies de ces patients rencontrés le temps de les soigner.

 

 

 

Parallèlement à son métier d’infirmière libérale et d’écrivaine, cette humaniste hyper-active est aussi l’une des 4 co-auteures du Manifeste des 600 000 qui met en lumière les difficultés des infirmiers au quotidien.
Elle fait aussi partie du comité de rédaction du site
infirmiers.com et a également créé un groupe Facebook “Tu sais que tu es infirmière libérale quand...”, un endroit où les idels peuvent exprimer librement leur quotidien avec humour, colère et détermination.

 

 

L'actualité de Peggy d'Hahier

 

Actuellement Peggy est toujours infirmière libérale dans le Val-de-Marne et prépare son second livre.

 

Vous pourrez la retrouver en dédicace au salon infirmier à Paris Porte de Versailles du 29 au 31 mai 2018.

 
Son livre est disponible dans toutes les librairies ou sur Amazon
La page Facebook de Raf Urban, son mari : https://www.facebook.com/RAF-URBAN-1453278131559270/
"Derrière les femmes actives, épanouies, il y a toujours un amour présent ! "
cofidoc